Et René Girard au PS !

Publié le par Yohann Abiven

Le questionnaire que la direction du Parti socialiste s’apprête à adresser aux fidèles militants de Jaurès ne demande pas s’il faut appeler René Girard au bureau national de la formation politique. Nul doute pourtant que l’académicien saurait instruire les camarades et dévoiler l’irréversibilité des coups du sort qui, à force, font faner la rose. René Girard nous a dit qu’à la source de l’œuvre de la civilisation fut le crime d’un doux agneau qui, après tout, parce que nous sommes désormais des évolués, peut être une douce agnelle. L’agnelle était innocente, sauf qu’il ne fallait surtout pas le dire, pour l’accuser au contraire des pires maux, gnangnanisme dans la parole, participationnisme sur la foule, cheapisme sur l’écran et surtout, myopisme impénitent, visionnisme même parce que l’agnelle désignée coupable, chèvre-émissaire, ne voyait qu’un seul bulletin au nom de Martine Aubry quand, d’évidence, il y en avait deux. Girard nous enseigne aussi que la cohésion sociale-iste commence à aller mal quand certains se rendent compte que le condamné n’avait pas volé l’orange du marchand. La réhabilitation de l’agnelle, bientôt couverte d’une couronne d’épines, dissout le groupe, y sème la division, ramène à une époque… primaire ! Comment refaire de la fraternité après Jésus, après Dreyfus, après Ségolène ?, tel devrait être le sujet de composition de nos futurs énarques qui sont aussi nos futurs éléphants. Quoi qu’il en soit, les Ponce-Pilate à trompe de la jungle socialiste, vieux ou mois vieux, auraient pour l’instant plutôt tendance à prendre la défense de Martine Barabbas.     

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